De Figueres à Cadaquès, plongez dans l’univers de Dali !

I/ Figueres, Dali l’enfant (prochainement)

II/ Cadaquès, Dali l’artiste

Pour arriver au village, nous sillonnons à travers la réserve naturelle du parc de Creus, point le plus oriental d’Espagne. Le parc est connu pour abriter des paysages époustouflants sur les flancs de roches et de montagnes. Cette dernière rejoint la mer là où se trouve Cadaquès et Portlligat notamment. À noter que cela fait seulement 50 ans que la route existe. Autrefois, Cadaquès était accessible que par la mer. Cet éloignement lui a permis de garder son caractère de village de pêcheurs.

Plus on avance, plus Cadaquès se dévoile au loin tout de blanc vêtu. De par le paysage à l’horizon, on commence à comprendre pourquoi Dali en a fait son lieu de villégiature favori.

Je vous conseille de vous garer sur le parking gratuit : “Cami de s’Arenella” afin d’avoir l’une des plus belles vues sur Cadaquès.

On est tout de suite emporté dans une forme d’enchantement. Notre œil est attiré par le magnifique tableau à l’horizon. La multitude de bateaux de pêcheurs posés sur le bleu turquoise de la mer, là où le reflet blanc des habitations se dresse, est splendide.

Dans ce dédale de ruelles, on sent l’empreinte laissée par l’artiste. Outre l’expo Dali retraçant certaines de ses œuvres, nous passons devant pléthore de galeries d’art, perpétuant la tradition artistique.

C’est le moment parfait pour flâner en observant les détails artistiques à chaque coin de rues. Par exemple, j’ai été marqué par le nombre de tableaux parsemés dans le village ayant pour thème principal le monde marin. Pour information, si vous venez à Cadaquès, ne faites pas la même erreur que moi, qui ai eu la mauvaise idée de toucher un de ces tableaux et de me retrouver avec de la peinture sur les doigts. Le tableau venait d’être peint et la peinture n’avait pas encore séché. C’était une expérience surréaliste !

Après cette exploration des ruelles, nous sommes montés jusqu’à l’Église Santa Maria qui n’est autre que le point culminant du village. Une fois à l’intérieur, tout est unique. Le bénitier en forme de coquillage et les tableaux rappellent la touche personnelle de Dali. Au centre, on retrouve l’un des plus beaux retables baroques de Catalogne en bois doré et habité de multiples sculptures qui le rendent vivant. À l’extérieur, on peut admirer la vue sur le port, idéal pour les photos.

En redescendant, nous décidons de faire une halte à un restaurant en face de la statue en bronze de Dali comme un clin d’œil. N’hésitez pas à vous arrêter en terrasse pour goûter les saveurs méditerranéennes ainsi que la spécialité du village en dessert : le « tapa de Cadaquès », friandise à base de beurre et de sucre. Je vous conseille le restaurant « Le Toc de Mar ». C’était très bon, notamment la daurade. Tarif raisonnable et personnel sympathique.

Après cette pause, on a repris la route à pied en prenant la « carrer de la Miranda » pour faire le kilomètre à pied nous séparant du village de Portlligat, là où Dali et sa femme Gala ont séjourné pendant leur temps libre. Dali était un amoureux de ce petit port. Au départ d’une simple cabane de pêcheurs, il en a fait un palais pour y vivre et pour s’adonner à sa passion première : la peinture. De l’extérieur, on peut d’ailleurs apercevoir certaines de ses créations comme deux têtes sculptées ainsi qu’un œuf (image en-tête). De là, il pouvait contempler la vue, s’inspirer et laisser place à son imagination débordante. Cette baie a servi de décor pour son œuvre la plus célèbre qui n’est autre que “La persistance de la mémoire” où il métamorphose le paysage en montrant son angoisse à propos de la mort. C’est l’essence même du surréalisme (courant artistique des années 30) de partir du réel, de le transfigurer, pour le rendre sublime.

Sublime c’est le mot qui me vient à l’esprit pour décrire cette journée passée à Cadaquès plus beau village de la Costa Brava selon moi.

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